Bye Bye Bourg

Je suis prêt ! Plusieurs mois de préparation, des dizaines d’heures à chercher les bonnes informations, des démarches assommantes : destination … tour du monde.

Je vais commencer par les Etats-Unis puis direction l’Afrique du Sud et après, l’inconnu. On verra bien. De toute manière, je suis prêt à tout. Je pars seul, avec mon sac à dos, ouvert à toutes les rencontres et à toutes les aventures. A tous les paysages et à toutes les routes. A toutes les histoires du monde. Et peut-être même à tous les problèmes …

Départ de Bourg sur Gironde. Le voyage commence ici : le pouce tendu au-dessus de la route quelques minutes à peine et c’est parti. Un jeune homme, Dylan, m’embarque. Il est du coin et va à Bordeaux. Cela me rapproche de la gare. Évidemment, on entame la conversation, je lui raconte mon projet. « Tu vas partir si longtemps ? », me dit-il. Il ne comprend pas pourquoi je pars. Je lui dis mon envie de découverte. Lui ne voit pas pourquoi il irait voir ailleurs. « Je suis très bien chez moi, me dit-il, y a Bordeaux pas loin, et puis sinon il y a ce qu’il faut à Blaye ou Saint André de Cubzac. Moi, je traîne avec mes potes. On se connaît depuis la crèche. Je connais qu’eux ».

Et puis il ne voit pas pourquoi il risquerait d’avoir des problèmes ailleurs alors qu’il sait ce qui peut lui arriver ici : « C’est quand même beaucoup plus confortable, non ? ». Et puis en plus, rajoute-t-il, les étrangers sont des gens bizarres. Ils ne vivent pas normalement, « pas comme nous, quoi, tu vois ! ».

Moi, je n’ai pas envie de savoir ce qu’il va m’arriver. Et puis je me dis que les expériences humaines ne peuvent quand même pas se limiter et se résumer à notre petit canton de Bourg.

Nous quittons rapidement les zones périurbaines de Bordeaux pour nous enfoncer dans l’agglomération. Aux zones pavillonnaires constituées de petites maisons entourées de petits jardins succède la banlieue, avec ses tours, ses barres d’immeubles, ses zones HLM. Depuis Lormont, comme un toboggan qui descend du plateau de l’entre-deux-mers, l’avenue Thiers glisse vers le pont de Pierre (pas le plus court, comme itinéraire). C’est la ville, et ses quartiers du XIX° siècle. Les immeubles sont en cours de rénovation : le centre-ville est dynamique, attractif – cher.  La gare Saint Jean, enfin. Comme une porte, pour moi ouverte vers l’ailleurs. Pour Dylan, une porte pour ceux d’ailleurs qui viendraient chez lui.

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